Absolution
"Nous voyons toutes choses dans un miroir" reflet fidèle des choses sur ma pupille,Nous n'avons que des images pour nos yeux... Cela paraît si évident, si nous ne cherchions à voir absolument. Si l'image n'était une déperdition d'être lorsque nous, nous la recomposons.
Si nous voyons, ce n'est que ce reflet qu'on appelle vie qui lie la langue dans la direction qu'on lui donne, point de vue, distance qui est le reflet, image, ressemblance, et l'absolu, la plongée dans l'être libérant pour autant que la vie n'a pas donné l'empan de l'être réel.... Ce serait si simple de penser que la frustration de cette vie nous pousse dans les bras d'un absolu, frustrant à son tour par la règle selon laquelle nous n'accédons jamais à lui directement.
Notre corps nous gènerait-il ? Notre sang serait-il muet même pour dire qu'il ne sait pas ? Non, puisque nous mourrons tous à la face du monde, nous savons bien ce que nous perdons.
La sérénité de la grande jonction ne se lasse de briser toute Babel, grand corps de solitude incapable de sentir ce qu'il veut voir, l'absolu.
Et cependant la sérénité ne s'installe dans nos coeurs qu'à la faveur de la libération partielle du temps donné dans l'absolu, qu'à la faveur de ce miroir qui nous sépare de l'être et demande de son point de vue, la libération de sa langue, de ses yeux, qu'il sait incapable de demeurer face à l'absolu sans ciller, sans se retrouver face à sa propre image, celle qu'il a puisé dans le fond de sa pupille et qu'il a refaçonné selon son existence.
Ainsi, celui qui ne veut pas être libéré de lui-même, selon le sens du miroir dans sa version la plus crue, en se libérant selon le temps, du temps destiné à l'absolu,
Ses pieds le long du bassin légèrement parsemé d'une mousse de velours vert, il plonge et dans l'eau sa nuque se libère de toute la puissance qu'il donne à se mouvoir, se porter soi-même, si c'est une libération
se brise, comme le savoir se désolidarise de la compréhension, dans l'orgueil d'être le maître de l'illusion, reflet du néant, comme d'un absolu dont la vie, partielle,ne se distingue pas. Et c'est dans cette vie que nous demandons la sérénité comme gage de cette liberté de revenir librement vers l'absolu transcendant, comme de grandes eaux dociles.